vendredi 3 janvier 2014

Top 15, vidéos Odyssée 2013

En cette période de l'année où il fait bon faire des listes. En voici une, des vidéos impliquant Odyssée qui ont été réalisés en 2013. Il est intéressant de constater les statistiques en termes de nombre de visionnements disponibles sur YouTube. Certains vidéos sont beaucoup plus populaires que d'autres. Assurez-vous de prononcer à la manière d'Yvan Ponton à 30 images/seconde: " Top 15!, vidéos! Odyssée! 2013! "

1) Greatest des 2 KevG – FrisbeeFest 2013 - 26 889 visionnements.
                APO Ultimate : 4806 vis.
                Everything-Ultimate : 19083 vis.

2) Veronique Ellyson trailing edge goal - US Open 2013 - 4373 visionnements.

3) Finale du US Open 2013 : Odyssée vs Mischief, partie complète - 4103 visionnements.

4) 1/2 Finale du US Open 2013 : Odyssée vs Polar Bears, recap d'ESPN - 2852 visionnements.

5) Camp de sélection Odyssée 2013 - 1870 visionnements.

6) 1/2 Finale du US Open 2013 : Odyssée vs Polar Bears, partie complète - 1790 visionnements.

7) Vidéo souvenir du Prima Vera 2013 - 1705 visionnements.

8) Vidéo de lancement de la saison 2013 - 1506 visionnements.

9) Mollet-Cuisse - 923 visionnements.

10) Finale du US Open 2013 : Odyssée vs Mischief, recap d'ESPN - 882 visionnements.

11) LayOut Catch de Chris Mathieu, finale Comedy 2013 - 494 visionnements.

12) Odyssée vs Team Australie U23, partie complète - 456 visionnements.

13) Highlights, Wild Card vs Odyssée, Boston Invite 2013 - 233 visionnements.

14) Résumé jour 2 CUC - 198 visionnements

15) Comment faire un chien en ballon, Comedy 2013 - 5 visionnements


Bonne et heureuse année 2014 à tous!





                   


jeudi 21 novembre 2013

Tournoi HO! HO! HO! 2013



Bonjour joueuses et joueurs d’ultimate!

Nous sommes très heureux de relancer le HO! HO! HO! pour une troisième édition. Il s’agit d’un tournoi à la pige d’Ultimate 4 contre 4. Nous désirons offrir une opportunité de pratiquer notre fabuleux sport dans une période plutôt tranquille et en compagnie des guerrières et guerriers de Odyssée.

Le nom du tournoi est dérivé du H pour Hat et du O pour Odyssée (répéter trois fois pour générer le chaleureux rire du Père Noël). Nous vous proposons de colorer votre équipe d’éléments ou vêtements rappelant Noël qui arrivera à grands pas au moment du tournoi.

Voici les détails de l’événement :

Qui : Tous les joueurs d’ultimate du Québec sont les bienvenues, tous calibres confondus!
Quand : Dimanche le 15 décembre 2013, de 12h00 à 17h00
Lieu : Dôme du Campus Loyola de l’Université Concordia – 7141, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec), H4B 1R6

Format : 4 contre 4 avec 2H-2F ou 3H-1F, dépendamment des inscriptions et au choix de l’offensive. Les équipes seront constituées de 8 joueurs (5 gars et 3 filles). Vous aurez quatre parties de 45 minutes. Et nous utiliserons les règlements du circuit CQU4 de la Fédération Québécoise d’Ultimate pour encadrer le tout. Mais toutes ces règles sont sujettes à changement dépendamment des inscriptions et de l’humeur des organisateurs!!

Coût : 20$ par joueur – Argent ou chèque la journée du tournoi

Pas de paiement, pas de ultimate…

Il EST IMPORTANT DE REMPLIR LE FORMULAIRE D’INSCRIPTION EN LIGNE (MÊME SI VOUS PAYEZ SUR PLACE)

Formulaire d'inscription

Au plaisir de vous y voir en grand nombre.

Le comité organisateur du HO! HO! HO!
odysseeduquebec@gmail.com

dimanche 17 novembre 2013

Des grandes filles et des petits garçons

Suite à la diffusion juste avant les Nationals d'une analyse de l'age des joueurs aux Club Championship 2013, analyse dans laquelle il était évident que nous sommes une équipe très âgée par rapport à nos adversaires. Il est intéressant de faire l'analyse de la grandeur également.

Du coté des femmes, voici le classement des équipes selon la moyenne en pouce (65 = 5'5"):

Équipe Moyenne
Drag'n Thrust 64,50
Polar Bears 64,58
7Figures 65,10
Ambiguous Grey 65,10
Doh Abides 65,33
Cahoots 65,33
Mischief 65,40
Slow White 65,67
Cosa Nostra 65,90
CLX 66,00
Ghosts 66,20
Express 66,30
AMP 66,36
Steamboat 66,40
Odyssee 66,50
Wildcard 66,70

Il est également intéressant de voir la distribution selon des groupes de grandeurs, toujours du coté des dames.

Femmes mixte USAU CC, distribution selon la grandeur
Il n'y a aucune fille sous le 5'3" et aucune fille mesurant plus de 5'8" chez Odyssée. Il faut dire qu'il n'y en avait que 7 sur notre alignement officiel.

Du coté des hommes, voici le classement selon la moyenne en pouces (70 = 5'10"):

Équipe Moyenne
7Figures 70,35
Ambiguous Grey 70,35
Odyssee 70,71
Ghosts 71,06
Doh Abides 71,06
AMP 71,13
Mischief 71,18
Express 71,24
Wildcard 71,24
Drag'n Thrust 71,41
Polar Bears 71,47
Cosa Nostra 71,59
Slow White 71,73
Cahoots 71,80
Steamboat 71,94
CLX 71,94

Voici la distribution
Hommes mixte USAU CC, distribution selon la grandeur

Seulement 3 équipes n'ont pas d'homme de 6'3" et plus(Cahoots, Doh Abides, 7Express), Steamboat en ont 5.
Gustavo est le seul athlète masculin sont sous la barre des 5'6"

Odyssée était bon dernier dans la moyenne des hommes l'an dernier avec une moyenne sous les 5'10" (69.9 pouces). Les départs de Bago(5'7") et Frank(5'8") et l'arrivée de Kevin(6'2") font une différence importante à cet effet. En guise de comparaison avec la division ouverte, Revolver l'équipe gagnante a également une moyenne de 5'11" (71.1 pouces)



source: EventGuide
Pour les genres, une base de données externe par prénom a été utilisée.

samedi 26 octobre 2013

USAU Championship

Après 12 ans sur les superbes terrains de polo de Sarasota en Floride, USA Ultimate a décidé de déménager son championnat de fin de saison à Frisco, Texas. Disons-le d'emblée: ce n'est pas Sarasota. L'an dernier, nous avions les condos au bord d'une des plus belles plages aux États-Unis, souper sur terrasse avec vue sur le coucher de soleil tous les soirs. À Frisco, nous avions un hôtel avec vue sur l'autoroute ou sur celle d'un grand stationnement, au choix. On n'est pas tout à fait dans le même ordre d'idée. N'empêche, juste l'autre côté du stationnement, il y avait nos terrains, cela nous permettait de s'y rendre à pied, ce qui est fort agréable. Parlant des terrains, les non-synthétiques étaient tout simplement fantastiques, on avait l'impression de jouer sur une allée de golf. 17 terrains de Ultimate lignés (des belles lignes larges comme les terrains de soccer, avec même les lignes à ne pas dépasser sur les lignes de coté), éclairés. Tout ça, juste à côté du stade du FC Dallas, l'équipe de soccer de la MLS. Au risque de citer un grand philosophe québécois "ils l'ont tu l'affaire les américains?"

La plupart des joueurs sont arrivés tôt mercredi, assez tôt pour faire une sieste en arrivant, ensuite aller se délier les jambes avec quelques lancers et aller faire une épicerie pour le reste de la semaine. Bonne nouvelle, Nico est de retour en uniforme. Il avait subit multiples fractures à la joue au Philly Invite en juillet, il a du passer sous le bistouri dans la semaine suivante, on n'attendait pas son retour aussi tôt. Par contre, Janique et Gus n'ont pu nous accompagner n'ayant pas réussi à obtenir à nouveau des vacances pour ce tournoi. C'est quand même notre 3ème tournoi de la saison à distance d'avion (sauf pour JuT, qui est une dure a cuire et qui a pris la voiture pour la Caroline), qui débute le jeudi, (avis aux commanditaires potentiels) ce n'est pas facile pour tous d'avoir les moyens et la possibilité de prendre des vacances aussi facilement, on le comprend bien. Quoiqu'il en soit, nous n'avions que 6 filles pour le tournoi c'est vraiment peu en comparaison avec une dizaine pour la plupart des équipes. Peut-être pas une mauvaise chose que USAU a changé son format de tournoi pour passer directement à la phase éliminatoire le vendredi au lieu des powerpools des années dernières. Ce changement de format n'a pas fait l'unanimité chez les joueurs du circuit, mais disons que dans notre situation on va attendre l'an prochain avant de se plaindre.


Au niveau des lignes, Julie Tremblay, Caro et Isa étaient de la ligne offensive, alors que Julie Beaulac, Clau et Anne-Ma étaient en défensives. Du côté des garçons, Phil Camiré, Félix, Ray, Chris, JP et Hugo s'alternaient le travail en offensive. Alors que Kev, PP, Gab, JL, Nico, Yan et Titi évoluaient plus souvent en défensive. Yoland lui, il était utilisé à toutes les sauces selon les besoins du moment.


Pour ce qui est du préclassement, malgré notre 6e place au classement de la saison régulière, nous étions pré-classés 13e. Cela s'expliquer par nos déboires au championnat du nord-est, on devait absoluement être classé derrière les 4 autres équipes. Notre présence dans la poule A, a suffit pour que quelques blogueurs qualifient notre poule de "poule de la mort".


Jeudi

Kevin domine l'espace aérien
Le jeudi matin, nous affrontions Drag'n Thrust, une formation du Minnesota réputé pour son jeu long. La constance de la ligne offensive semble avoir été égarée par la compagnie aérienne (on vous avait pourtant averti de ne plus prendre United). Le début de match a été difficile, la rosée n'avait pas eu le temps de sécher, nous tirions de l'arrière 5-1. Heureusement, la ligne défensive (avec Gab, Kevin et Yan en tête) appelée en renfort à l'attaque a assurée et a freiner l’hémorragie. C'est cette même ligne qui a ensuite été chercher des bris pour combler l'écart et nous remettre dans le match. Kevin était tout simplement en feu, dominant l'espace aérien et lançant des bombes avec précisions. À 13-12 pour eux, Caro fait une passe à Hugo pour le point. Un joueur adverse appelle un marché avant de retirer son appel. Le numéro 9 adverse qui était loin du jeu décide de s'en mêler et prétend que l'appel du marché était valide. Les observateurs ont tranchés, non seulement ce n'est pas un marché et le point est bon(14-14), mais ils donnent également un TMF(Team misconduct foul) au numéro 9. Là ou ça devient intéressant c'est que c'est le 3ème TMF de la partie pour les "minnesotains", ils débuteront donc le point univers sur un jeu arrêté, acculés dans le milieu de leur zone de but. Après quelques passes, ils ont réussi à sortir de leur zone de but et ont avancé le terrain. À quelques verges de notre zone de but une passe à flotté légèrement et c'est Kevin (encore lui) qui a réussi la défensive. Bourré de confiance, Kevin a tenté une soucoupe (scoober) d'une quinzaine de verge à PP, mais une fille adverse passait par là, PP n'a pu atteindre le disque. Ils ont bien sûr marqué et se sont sauvés avec la victoire.


Ce match a eu l'effet d'une claque au visage. Il fallait absolument sortir très fort et rebondir contre AMP, finir 3ème ou 4ème de notre poule signifiait probablement affronter Slow White ou The Ghost en huitième de finale le lendemain, alors nous connaissions bien l'enjeu de notre rencontre contre l'équipe de Philadelphie. Les filles de AMP sont très bonnes et évidement, ils ont tenté le coup de jouer à 4 filles (l'équipe en attaque a le choix de jouer à 3 ou 4 filles). On en a profité pour aller chercher un bris, capitalisant sur une erreur d'une passe d'une fille à une autre. Ils ont retenté le coup 3 points plus tard, même résultat. Chaque fois, c'était Nico, Titi et JL qui étaient sur le terrain du coté masculin. Ces points ont pris une tournure importante, non seulement, ils nous permettent de placer notre équipe en avant en début de match, mais en plus on leur enlève l'envie de jouer à 4 filles. Ils ne l'ont plus refait par la suite. Imaginez l'impact de jouer à 4 filles un point sur deux pendant une partie complète sur l'énergie de nos dames pour le reste de la journée et du tournoi. Notre ligne offensive avait retrouvé ses élans, tellement plus facile de jouer lorsque l'équipe est en avance. C'était 8-4 à la mi-temps, on débutait la deuxième mi-temps à l'offensive, il y avait quelques hommes à moustache l'autre côté, on avait beau essayer d'éviter le sujet, ça ressemblait drôlement à un scénario déjà-vu. On savait donc qu'il n'y avait rien d'acquis et qu'il fallait continuer de travailler. Après quelques points réussis par les lignes offensives, ils nous ont brisés 2 points consécutifs à l'aide d'une défensive de zone, par contre nous avons réussi à stopper l’hémorragie et notre ligne défensive a complété le travail avec 2 bris pour clore le match. Victoire de 14-8 contre les champions de la saison régulière. Ça fait du bien et, étant donné le différentiel, cela nous mettait en bonne posture pour la suite. Bien sûr il fallait gagner contre 7express, mais avec une victoire de AMP sur Drag´n Thrust, un scénario fort possible, il y aurait une triple égalité et avec notre différentiel nous serions ainsi premiers de la poule.

Crédit Photo: Andréane Bourgeois
7express a terminé devant nous dans notre région, mais nous ne les avions pas affrontés et historiquement, ils ne nous avaient jamais causé beaucoup de difficulté. Nous jouions en confiance et la défensive est allée chercher les devants tôt dans la partie. Nous n'avons jamais été vraiment inquiétés. Victoire de 15-8.  Dans la partie AMP vs Drag´nAMP a mené tout le long par 3 points avant de s'effondrer en fin de partie pour laisser filer la victoire. Nous terminons donc 2ème de notre poule et affronterons Cosa Nostra le vendredi matin. Cela ne changeait pas grand chose pour notre 8ème de finale, mais dans l'éventualité d'une victoire cela compliquait les choses pour le quart.  
Attrapé ou strip?
Comme à chaque fin de journée de tournoi, lors du souper d'équipe, nous avons élu le (pire)jeu du jour. Jamais aussi peu de discussions n'ont eu lieu, la soucoupe de Kevin lors du point univers a fait l'unanimité. Pas facile de jouer pour Odyssée, les bourdes sont exposées au grand jour :)


Vendredi

Nous affrontions donc l'équipe locale, en huitième de finale, il n'y avait plus droit à l'erreur, le moindre faux pas nous sortait de la course au championnat. C'était beaucoup plus venteux en ce vendredi, définitivement, le vent allait être un facteur et les bris face au vent seront difficiles à obtenir. Lors du premier point, nous avons obtenu un revirement, on entendait les gens crier "il faut absolument marquer", "juste des passes safes", "vous avez 2 temps-morts" sur les lignes de côté, c'est dire l'importance qu'on accordait à réaliser un bris face au vent. Rendu tout près de la zone de buts, Nico a complètement raté sa passé pour le point à Yoland. Ils ont remonté le terrain et pris les devants 1-0. Lors du point suivant, Isa a réalisé une belle défensive sur une fille, celle-ci se blessant accidentellement au passage. C'est a ce moment que la sirène annonçant des éclairs à proximité a retenti, nous devions quitter le terrain, le jeu serait suspendu pour au moins 30 minutes. À la reprise des hostilités, finalement la fille avait appelé une faute, après avoir écouté la version d'Isa, les observateurs ont tranché et décidé que c'était bel et bien une faute. Cosa gardait donc la possession, ils ont monté le terrain et réussi un premier bris. Avec ce vent, presque chaque bris venait en double, puisque de remonter le terrain face au vent était très difficile. Ils ont pris les devants 3-0 par la suite et même 5-1. Les texans semblaient mieux jouer que nous avec le vent dans le dos, leur jeu long était précis et ils réussissaient plusieurs point d'attaque facilement. Notre jeu long à nous était souvent beaucoup trop long, nos passes défonçant le terrain. On a fini par se replacer et avons repris nos bris juste à temps pour la pause de la mi-temps: 8-7 pour les Texans.


Belle technique crocodile! Julie Tremblay
En début de 2e mi-temps, le scénario du début de match semblait se répéter et ils ont pris une avance confortable de 13-10. N'empêche Caro Cadotte jouait un solide match, tout y était: plongeons défensifs, tracés "up-the-line" destructeurs. Lorsqu'elle a attrapé un disque tout en hauteur un peu plus tard, on a entendu les joueurs adverse sur le coté dire "Hey, I think this is the same girl that trew the hammer!!!", ils étaient abasourdis, apparemment, ils n'avaient jamais rencontré Caro auparavant. On avait donc besoin de deux bris face au vent et un bris avec le vent pour remporter la partie. Sur le premier bris face au vent, on a finalement réussi à bloquer leur jeu long et les avons obligé à réussir plusieurs courtes passes. Ils ont fini par en rater une. Titi qui couvrait le meneur de jeu adverse lui a fait payer son manque de rapidité en réussissant à se démarquer à plusieurs reprises, avant de lancer un revers pour Chris pour le premier des 3 bris qu'il nous fallait. Pratiquement chaque bris venant en double, on a réussit le suivant: 13-13. Lors du point suivant, Titi a fait la défensive en coupant une passe à un joueur de soutien, après quelques passes, Chris a rejoint Camiré dans la zone des buts bon pour un 3e bris consécutif: 14-13. Chaque bris venant en double (l'ai-je déjà dit?), on a terminé le tout avec un autre bris: victoire de 15-13. Quelle remontée! On était bien fiers et on festoyait grandement. Sur les autres terrains, la principale surprise, si cela est une, est venue du match entre Slow White et AMP, nous étions persuadés que Slow White allait l'emporter, mais c'est l'équipe de la Pennsylvanie qui a eu le dessus.




Isa a tout donné pour faire la D.
En quart de finale, nous affrontions Polar Bears, les deuxièmes favoris du tournoi. Depuis nos rencontres au US Open, ils ont ajouté quelques pouces à leur alignement. Alex Nord, légende des belles années de Sockeye, et Ben Hubbard, tous deux à 6'5" sont des nouveaux venus assez imposants. Lors du lancer d'engagement du début du match, Caro veut simplement bloquer le disque qui roule mais le botte vers l'avant. Probablement encore dans l’euphorie du match précédent, elle prend le disque et le redépose à l'endroit du point d'impact de son botté. Tout le monde sur le terrain s'est regardé en se demandant ce qu'elle venait de faire. Polars Bers également semblaient se demander s'ils appliquaient le règlement à la lettre ou s'ils faisaient preuve d'extrême esprit du jeu. Ils ont finalement opté pour la 2e option, c'est tout à leur honneur. En début de match, il y avait plusieurs revirements de part et d'autres. Notre défensive a raté 2 occasions tôt dans le match. Avec la longueur des points, les filles commençaient à être fatiguées et comme elles étaient toutes traceuses, on manquait un peu de tracés lorsqu'on avait le disque. Également, les Kevin, JL, Yoland et Titi, des traceurs naturels, devaient jouer comme meneur de jeu et face au vent, ce n'était pas nécessairement évident. La ligne offensive, elle, était émotive et semblait influencée par le jeu long des ours polaires, comme si le fait que ça fonctionne pour eux augmentait les chances que ça fonctionne pour nous. On tentait plusieurs longues passes avec très peu de succès. L'histoire se répète, on tirait de l'arrière 5-1, 6-1 même. On a bien tenté de revenir de l'arrière on a réalisé quelques bris, mais ils répliquaient aussi tôt. Contrairement à ce qu'ils nous avaient habitués, ils faisaient plusieurs revirements, mais avons eu beaucoup de difficulté à en profiter. On s'incline finalement 14-11 en quart de finale(contre une équipe de la Californie) pour une 2e année consécutive et notre rêve de gagner une deuxième couronne prend fin. On y croyait vraiment la déception est vive! On entre donc dans la phase du tournoi où le format est plus nébuleux. Plutôt que le classique tournoi pour la 5e place entre les 4 équipes qui ont perdu en quart de finale, ils classaient les 4 équipes selon le classement de la saison régulière, les deux premières s'affronteraient pour un match de la 5e place, alors que les deux suivantes participaient à un tournoi de la 7e place, avec les équipes 9 à 12, afin de gagner une place dans le Pro Flight l'an prochain. On devait donc revenir sur les terrains à 19h30 pour affronter le gagnant de Cosa Nostra et The D'Oh Abides pour assurer notre qualification.



Qu'est-ce qu'il a dans la bouche le 12 rouge?

Finalement c'était à nouveau Cosa Nostra qu'on devait affronter. Malgré notre défaite un peu plus tôt, l'ambiance était bonne, les gens était de bonne humeur sur le terrain, le vent s'était calmé et il faisait bon jouer sous les réflecteurs. Tant qu'à jouer, on va jouer pour gagner. L'ambiance de l'équipe semble avoir influencé la ligne offensive qui jouait maintenant à l'intérieur de ses moyens. On a rapidement pris les devants et maintenu cette avance pendant une longue période. Moment cocasse : un peu avant le tournoi, suite à la diffusion d'un article analysant les âges des joueurs participant au championnat, on s'est aperçu qu'à l'intérieur d'Odyssée, il y avait vraiment un clivage entre 2 générations, les 26 ans et moins et les 30 ans et plus. Lorsque JL a appelé Kevin, PP, Yoland et Gab sur la même ligne, on entendait les "Enwoye dont les 26 ans et moins, montrez-nous que vous avez des jambes". Après un superbe lancer d'engagement de Yoland, l'autre équipe a fait environ 2 passes avant de lancer à un gars fin seul dans notre zone des buts. Beaulac (34 ans!) a bien tenté de sauver les meubles mais en vain. Comme quoi les jambes ce n'est pas tout. Belles performances les 26 ans et moins!
Une paille? Sérieux?

L'équipe locale a tenté de nous refaire le même coup en fin de partie en réussissant à revenir de l'arrière et créant l'égalité 13-13. Heureusement, on s'est repris à temps et avons marqué les 2 derniers points. Autre victoire de 15-13.  On confirmait ainsi notre place dans le top8.

Selon le calendrier, il y avait un match de prévu pour la 7e place. Ce match était prévu le samedi à 17h30, en même temps que la première demi-finale masculine. Il y avait 2 objectifs pour cette rencontre, le premier, au cas où AMP qui, en raison qu'ils sont champions de la saison régulière, avait sa place assurée dans le Pro Flight n'était pas dans le top8, la 7e place était la dernière à accéder au Pro Flight, or ce n'était pas le cas, AMP a fini 6e. Le second objectif était de déterminer un classement entre les équipes américaines, au cas où plusieurs laisser-passer se rendaient disponibles pour les prochains championnats du monde. Or étant canadiens, nous n'aurions pas droit à l'un de ces laisser-passer si tel était le cas. Il n'y avait donc vraiment aucun enjeu. Les matchs de 7e place dans la catégorie homme et femmes ont été annulés également par manque d'enjeu.  Il y a aussi la situation au niveau des filles, quelques unes d'entre-elles étaient bien près du claquage. On a tenté de faire déplacer la partie pour la jouer plus tôt et ainsi pouvoir profiter de la journée de samedi, mais en vain. On a donc décidé de ne pas jouer la partie.


Vendredi soir venu, lors du dévoilement du jeu de la journée, on avait soudainement beaucoup plus de candidats, en voici quelques uns:
  • Passe poussée de PP à Titi dans le vent, lors du 3e match: de toute beauté.
  • Lancer du revers de JL après un précieux revirement près de la zone adverse, alors qu'on avait besoin d'un bris pour revenir de l'arrière le matin.
  • Lancer tondeuse de Nico lors du premier point du match.
  • Lancer tondeuse de Gab contre Polar Bears.
  • Toutes les longues passes trop longues à Félix.
  • La ligne des 26 ans et moins.
  • Hugo et ses 2 échapées et demi (après avoi jonglé avec la 3e, il a fini par la rattrapper.
  • 3 longues passes ratées dans le même point de Ju Tremblay
  • Camiré qui se fait battre dans les airs par un gars qui n'a même pas sauté (Alex Nord)
  • Caro qui a oublié de se lever le matin
  • Team Support qui a oublié le chandail blanc de Ju
  • Le pull de 20 verges à Gab.
  • Caro qui replace le disque au sol contre Polar Bears
C'est la ligne des 26 ans et moins qui l'a emporté. Good job les boys!
Hugo, tu as une commandite de Friction Gloves pour cette photo?

Samedi
Ayant annulé notre partie, on pouvait profiter de la journée pour apprécier les demi-finales. Les demi-finales avaient lieu sur le terrain d'une école secondaire. Premièrement, il y avait un terrain dans un superbe stade sur gazon naturel, de la place pour environ 8000 personnes dans les estrades. Un peu plus loin, il y avait un autre plus petit stade, même gazon, cette fois environ 2000 personnes pouvaient assister à la rencontre. Wow, c'est beau avoir des moyens!

La première demie-finale dans le stade était une de la catégorie mixte, celle où s'affrontaient The Ghosts et Drag'n Thrust. Nous étions assis avec les filles de Nova. On a tôt fait de choisir nos favoris: The Ghosts. Il y avait Bo et Dion qui évoluaient pour eux, il y avait le numéro 9 de Drag'n Thrust qu'on n'aimait pas trop, il y avait Julie Tremblay et Audrey St-Arnaud qui jouaient pour eux l'an dernier et qui connaissaient les joueurs. Le jeu de The Ghost reposait sur 5-6 joueurs masculins, les filles touchaient très peu au disque. Du coté de Drag'n Thrust, c'était tout l'inverse, les filles réalisaient de gros jeux, même des défensives sur des garçons. Alors que Drag'n Thrust étaient tout près du but, ils ont accumulés les erreurs (spécialement les filles) et en contre-attaque c'était le spectacle Jeff Graham. À chaque point de la remontée, on entendait les "D-Fence-D-Fence" dans les estrades. Le point de 14-13 où les fantômes ont marqués pour faire 14-14 a duré quelques 20 minutes avec plusieurs changements pour blessure. Quel spectacle et que d'émotions! Finalement au point univers, Drag'n Thrust ont finalement réussi à marquer le dernier point. Vraiment, il s'agissait de tout un spectacle et il faisait bon faire partie de la fête. 

Après avoir vu la fin de l'autre demie-finale, Polars Bears qui a gagné 14-11 contre Wildcard, certains ont décidé d'assister à la demie du coté des dames, d'autres ont tenté l'expérience Karting. Belle performance de PP qui a survolé la piste et obtenu le meilleur tour!

Par la suite, malgré le froid, on a assisté aux demies-finales masculines qui se déroulaient toutes les deux dans le stade, une à 17h30, l'autre à 20h. 2 solides parties, surtout la première où Ironside affrontait Sockeye. La confrontation Stubbs-Rehder était une des belles confrontations à voir. C'est Rehder et Sockeye qui ont eu le dessus. Rehder réalisant une défensive du bout des doigts sur un lancer marteau en toute fin de match. Wow! Encore une fois, quel spectacle! C'était l'unanimité chez les joueurs d'Odyssée, on était heureux d'assister à du ultimate d'aussi haut niveau. Aurions aimé être plus chaudement habillé, mais lorsque tout le monde était debout c'était un peu plus chaud. L'ambiance était fantastique!
L'ambiance était à la fête dans les estrades lors des demi-finales

La suite...
Qu'est-ce qui se passe avec Odyssée l'an prochain? Disons simplement qu'on se donne quelques semaines/mois pour y penser :)

En Vrac...
·         C'est Ray qui a remporté le prix spirit pour Odyssée
·         Wildcard obtient la meilleur moyenne pour le spirit dans la catégorie mixte
·         Les équipes qui nous affrontaient ont obtenus 5 TMF. Nous en avons obtenu 2 (Fastcounting et Field rushing)
·         Avec 4 équipes dans le top 8 et une 13e place, les équipes du Nord-Est n'ont pas volé leur 5 laisser-passer.
·         4 des 6 équipes canadiennes présentes ont obtenus une place dans le ProFlight (top 8) pour l'an prochain: GOAT, Traffic, Capitals et nous.
·         Nous n'avons pas vu de fusils.
·         Lorsqu'il y a faute sur le lancer et que le lancer est à l'extérieur, il ne faut pas tenter le greatest. Le lancer est considéré attrapé lorsque l'on fait un mouvement de lancer et le règle de continuité s'applique. Kurt Gibson l'a appris à ses dépends dans l'affrontement Doublewide vs GOAT.
Vous préférez le blanc ou le noir?

vendredi 11 octobre 2013

Être le spectateur - World Games 2013, Cali, Colombie


Récemment, une grande et exclusive compétition d'ultimate prenait place à Cali, ville chaude d'un pays bien coloré d'Amérique du sud, la Colombie. Les World Games sont une arène sportive où 37 disciplines se sont déployées et où des athlètes de partout tentaient d'agripper une médaille par la force de leurs performances.

La raison de ma présence à cet événement et à ce moment précis, est la participation de ma copine Caroline Cadotte à ces Jeux du monde. Elle a été sélectionnée dans l'équipe mixte canadienne d'ultimate qui regroupait 13 athlètes - 7 hommes et 6 femmes. Naturellement, j'ai attaché quelques jours de congé à cette aventure et profité pleinement de mon temps en Colombie pour revêtir le costume du touriste.

Les étrangers sont parfois comme des bébés qui entreprennent leurs premiers pas. Les yeux ronds, grands avec une lueur de concentration, le corps raide et aux aguets et de petits pas dans la mauvaise direction... C'est probablement ce à quoi je ressemblais et cela malgré tous les voyages que j'ai eu l'occasion de faire. J'étais un peu rouillé. 

Arrivé en sol colombien, j'avais deux missions, dénicher mon auberge de jeunesse et trouver l'hôtel de Caroline pour m'y rendre avant 19h. Quelques pesos, des autobus, des conversations à sens unique ou presque (dû à mon espagnol troué), de la marche, une arnaque esquivée (un vendeur de saucisse m'avait dit 2000 pesos soit 1$ pour sa grillade. Parfait, je prends la saucisse, je lui laisse 20 000 pesos et j'attends la monnaie qui ne vient pas... S’ensuivit alors le dépôt de la saucisse sur son kiosque, ma tronche ébahit qui le fixait et mon ton de voix non-gentil pour récupérer mes 20 000 pesos. Il faisait l'innocent, comme s'il n'avait pas de change!), de la sueur, une bière pas chère, 10 sacs de chips pour 1$ à une dame sympathique sans dent, voilà l'union des éléments qui m'ont amené à l'auberge de jeunesse - finalement. Et pour le trajet vers l'hôtel de Caroline, j'avais besoin d'une touche de simplicité alors, ce fût le taxi. Vitesse, efficacité, tranquillité et très économique!

L'équipe canadienne était logée dans un luxueux hôtel qui revêtait une belle tunique blanche et des formes cubiques. Nos canadiens avaient l'honneur d'être les premiers clients de l'établissement puisque celui-ci venait tout juste d'être construit. Caroline avait entre les mains une belle pièce d'or reluisante déposée dans un porte-monnaie en cuir de crocodile et moi j'avais entre les miennes, une pièce de bronze presque oubliée au fond d'une bourse de tissu usé. Voilà l'analogie que je peux faire entre nos deux quartiers et maisons temporaires. Évidemment, chacun des quartiers possédaient ses attraits et ses atouts.

Fait intéressant, la perception de violence ou de danger pour les athlètes canadiens était bien différente de la mienne par rapport à la ville de Cali. Ceci est dû au traitement ultra-protecteur de l'organisation des Jeux du monde. L'équipe canadienne était accompagnée par quatre (4) policiers en tout temps. Les déplacements de l'hôtel vers le stade de compétition en autobus étaient dirigés par des policiers en moto qui, sans gêne aucune, tranchaient la circulation en deux tel que Moïse coupant les eaux de la mer rouge lors de l'exode d'Israël hors d'Égypte. Toutes les voies de circulation étaient paralysées le temps de laisser passer l'autobus des athlètes aux différents carrefours. On aurait dit une délégation diplomatique en mission d'urgence humanitaire! Même autour de l'hôtel, les joueuses et joueurs devaient être accompagnés pour une balade dans le quartier. De mon côté, c'était une toute autre histoire. J'ai eu la chance de parcourir la ville dans tous ses bas-fonts et ses hauteurs en m'y perdant dans ses méandres sans être embêté. Au contraire, beaucoup de sourires, de gentillesse, de belles rencontres mais aussi beaucoup de colombiennes et colombiens aux regards costumés de curiosité.


La discipline du ultimate s'est déroulée dans un magnifique stade à ciel ouvert, "Estadio Pascual Guerrero", localisé en plein cœur de Cali où assis dans les gradins, on pouvait apercevoir au loin jonché sur une colline, la statue "del Cristo" emblème célèbre de la ville. Les matchs d'ultimate ont été tellement captivants que j'ai assisté à toutes les parties de tous les pays sans même penser jeter un coup d’œil aux autres disciplines sportives. Je suis un drogué de ce sport, je vois l'ultimate comme une œuvre d'art où les athlètes peuvent s'exprimer et créer à l'aide de quelques outils bien simples : surface plane, corps, disque, anticipation, intensité, passion et coopération. Bien que je n'ai pu être présent à la cérémonie d'ouverture des Jeux du monde, j'ai pu n’imprégner un peu de l'ambiance par le descriptif émotif (et quelques photos) que Caroline m'a fourni. Les colombiens sont des partisans énergiques et dévoués et ils l'ont bien démontré lors de cette cérémonie. Les athlètes ont déambulé sur les corridors de la piste de course accompagnés d'un tonnerre d'encouragements et de cris que les 50 000 spectateurs présents ont offert dans la joie et l'euphorie, sentiments émergents à cause de l'ouverture des "Los Juegos Mondiales 2013". Caroline a été enveloppée par cet amour du sport par cette énergie qu'elle et ses coéquipiers n'auront probablement pas la chance de revivre dans leur vie.


Passons maintenant à un résumé des parties jouées par l'équipe canadienne. Étant un spectateur attentif, j'ai pu déceler une courbe, une tendance tout au long de la compétition pour l'équipe du Canada. Premier affrontement, la Grande-Bretagne avec leur uniforme très coloré, quelques roux et beaucoup de peau d'un blanc immaculé. La première demie a été difficile pour le Canada qui était en arrière à 4-7. C'est facile pour moi d'imaginer une raison, mettons-le sur le compte de la nervosité ou de l'excitation. L'énergie de l'équipe a par la suite été concentrée au bon endroit puisque les canadiens ont sorti quelques flammes et ont effectué une remonté cinglante pour l'emporter 13-9. Une excellente deuxième demie de 9-2 en faveur du Canada.

Avant de poursuivre, vous devez savoir que le format de cette compétition était unique et sans merci. Toutes les équipes jouaient les unes contre les autres dans une formule de "round-robin". Par la suite, pas de quart de finale, pas de deuxième chance, les deux équipes avec les meilleures fichent s'affrontaient en finale et les deux équipes terminant au 3e et 4e rang de la ronde préliminaire s'affrontaient pour la médaille de bronze. Chaque défaite pouvait être catastrophique.

Alors, l'acte numéro deux mettait en scène nos canadiens contre la puissante équipe des États-Unis. Je me disais que le Canada avait peut-être un avantage mental puisqu'il avait battu les américains dans un tournoi préparatoire, le Poultry day en Ohio lors de leur dernier affrontement. Les américains sont arrivés au front bien armés, une bande de soldats très disciplinés attaquant dès les premiers instants du combat avec l'artillerie lourde. Ce qui a frappé rapidement l'analyste chevronné que j'étais :), c'était la capacité de cette équipe à inclure un maximum de joueuses et de joueurs à chaque progression sur le terrain et cette facilité à se créer de l'espace pour laisser s'exprimer librement les capacités athlétiques de ses traceurs. Le Canada n'a pas déployé la même énergie et s'est rapidement retrouvé avec un déficit au pointage. L'avance était de 7-3 en faveur des américains à la mi-temps. En deuxième demie une certaine rigueur est apparue du côté canadien, plus tenace, ils ont échangé les points avec les États-Unis sans réussir à les briser. Un pointage de 6-5 en deuxième demie pour les américains qui l'ont emporté au final par un pointage de 13-8.


Le constat après deux parties, deux demies en force et deux autres portant l'empreinte d'une certaine mollesse. Contre une équipe plus faible et moins expérimenté comme la Grande-Bretagne le Canada a pu sortir son épingle du jeu mais contre une équipe structurée comme les États-Unis ce n'était pas suffisant. Le Canada possède une réputation de puissance sur la scène internationale et chaque affrontement est un défi puisque les adversaires veulent toujours se prouver contre les meilleurs. Le Canada se devait de ne prendre aucune formation à la légère.

Au jour deux de la compétition, après une belle matinée de repos, le Canada se mesurait à l'Australie pour sa troisième partie. Je n'étais pas à proximité de l'équipe mais à l'intérieur je sentais l'aura de la compétition, vous savez cette énergie sucrée provenant directement des entrailles des athlètes, elle coulait dans mes veines également. Étant plutôt seul dans mon boulot de partisan, j'ai du garder cette euphorie à l'intérieur. Par chance, j'ai eu l'occasion de croiser et côtoyer une spectatrice qui accompagnait l'équipe canadienne également. Merci Kate d'avoir partager ces moments avec moi! Fidèle à leur réputation les australiens ont déployé sur le terrain une bande de géants fins prêts à survoler les environs pour récupérer tout ce qui flottait aux alentours, tel des faucons à la chasse. Alors avec ce feu qui brûlait mes émotions, une certaine douleur m'a nargué lorsque je n'ai pas retrouvé cette vivacité au sein de l'équipe canadienne. Se sont plutôt les australiens qui ont trouvé ce beau trésor, cette facilité de jouer. Une première moitié de partie douloureuse prise par les "Aussies" par le pointage de 7 à 2. Les canadiens ont tout de même su rebondir en nous offrant une belle remontée mais sans la satisfaction de la victoire. Plusieurs belles défensives et attaques convaincantes ont donné la deuxième demie aux canadiens 8 à 6. Cependant, lorsque la dernière seconde de jeu arriva l'Australie était toujours en avance et la victoire leur appartenait, 13 à 10. À ce moment, j'avais un cri de guerre de pris dans la gorge...

Mes yeux aiguisés de joueur d'ultimate cherchaient désespéramment une explosion (avec plus de brillance qu'une nova, une supernova!) engendrée par la fierté de représenter la nation. Allait-il venir lors du prochain affrontement contre la Colombie, pays hôte des jeux? La Colombie était une équipe jeune, gavée à la nitroglycérine et se donnant littéralement en spectacle. Tel un groupe de danseuses et danseurs de salsa, les colombiens faisaient vibrer leur corps en petites séquences chorégraphiques à chaque arrêt de jeu de plus de 30 secondes. Et la foule adorait. Des partisans par millier qui supportaient cette équipe d'ultimate avec des cris, des chants et des vagues humaines, de la pure folie, c'était très agréable à vivre. Et le match. L'énergie des spectateurs faisaient l'effet d'un stéroïde sur les colombiens qui en ont bien profité. La partie a été serrée et chaudement disputée. Cependant, le Canada a toujours tiré de l'arrière et n'a pas su réaliser les deux ou trois bris pour combler l'écart. À la fin de la première demie, la Colombie menait par le pointage de 7 à 5 et ils ont également remporté la deuxième demie par un pointage de 6 à 5 pour au final avoir le dessus 13 à 10.


À ce moment, je croyais (et plusieurs joueurs de l'équipe canadienne également) que la possibilité d'une médaille pour le Canada venait de se dissoudre sous l'effet de cette défaite acidulée. Mon cœur battait au même rythme que cette équipe d'ultimate à laquelle je me suis attaché rapidement, un peu en cachette à cause de ma grande gêne légendaire. Alors je sentais le vilain petit poignard que probablement les athlètes de l'équipe canadienne ressentaient aussi. Il restait maintenant une journée d'ultimate qui se dirigeait vers une consolation sans trop de goût.

Grande joie pour le touriste que j'étais, par chance, deux amis colombiens qui venaient de quitter Montréal pour retourner vivre en Colombie, étaient présents et bénévoles au Jeux de Monde. Alors c'est entrelacé, entre mes journées de partisans, des moments de fêtes avec ces amis et leurs amis et connaissances. J'aime bien l'expression "Les amis de mes amis sont mes amis" qui s'applique parfaitement à ce qui s'est produit là-bas. Donc, à profusion et par bonne volonté, ajiacos, pucheros, cervezas et bonnes discussions. Bonnes discussions notamment avec un ami colombien de mes amis colombiens qui étaient un des joueur remplaçant sur l'équipe de la Colombie. Frénétiquement, il analysait toutes les possibilités pour la Colombie d'atteindre le podium et, par le fait même, les chances du Canada pour une médaille. La possibilité était là, comme une perle bien alitée dans une huître dure. Le Canada devait battre le Japon et la Colombie devait perdre contre l'Australie.

Je me permet (en tout modestie ici) de dire que Andy Collins, joueurs renommés de Furious Georges et de l'équipe canadienne, m'a demandé mon avis sur les performances de l'équipe, quel était le problème? Honnêtement, tout ce que je pouvais dire, c'est que le talent était là et qu'il y en avait à revendre au sein de l'équipe mais il manquait le désir du sacrifice, le centimètre de plus, la soif d'arracher le gazon, la volonté d'effacer l'adversaire par une défensive inspirante et une offensive de sagesse et d'humilité. Bon, ok, ok, je n'ai pas dit cela mais c'est ce que je voulais dire, c'est ce que mes émotions me soufflaient au cerveau. Mais je suis d'avis que tous les joueurs savaient ce qui devait être fait. Pas besoin de formule magique.


Les japonais, un bataillon de joueuses et joueurs au gabarit réduit mais possédant de belles armes : l'endurance, la vitesse, des habilités de lanceurs très développés et une discipline et un calme déconcertant. Cependant, dès l'entrée du Canada dans le grand stade Pascual Guerrero où flottait une tendre chaleur matinale, j'ai pu constater une discipline renouvelée dans l'attitude des joueurs de l'équipe canadienne. Un meilleur réchauffement, une préparation soignée et une concentration inébranlable me permettait de prévoir une bonne performance de la part de l'équipe de Caroline.

Notez que ces deux équipes ont des égos, de l’orgueil, soutenus par un historique de performances et de résultats impressionnants. Ces deux nations se retrouvent parmi les trois meilleures au monde et chacun des affrontements les opposants que se soit dans les catégories femme, homme ou mixte engendrent des moments explosifs. La barrière linguistique ne semble pas aider et les japonais savent très bien qu'ils peuvent se vêtir d'innocence et jouer avec le fait qu'ils ne comprennent pas ce qui se passe. Le Canada a bien débuté le match, faisant les points lorsqu'il était en offensive. De même que le Japon. Les points se sont échangés jusqu'à la demie où lors de cette "pause imposée", les canadiens étaient en avance par un point, 7 à 6.

De mon côté, j'étais dans un état quelque peu jubilatoire même si je savais pertinemment qu'une avance d'un point ce n'était rien. Par contre, l'équipe jouait bien et avec passion. Lors de la deuxième demie, Le Canada a poursuivi vers le mieux avec deux autres bris. Une belle victoire de 13-10 qui propulsait nos canadiens vers le match de la médaille de bronze. Ouf! Le nuage gris se dissipait et l'équipe retrouvait le sourire. Ce qui est fascinant au ultimate et lors de ces compétions mondiales est la présence de la fraternité et de l'esprit sportif entre les différents rivaux. Malgré une partie si chaudement disputée avec des désaccords, de l'exaspération momentanée, des appels douteux frôlant parfois la tricherie, les deux équipes se sont rejoints en un cercle, que je surnomme "d'amour", au centre du terrain pour discuter, échanger des cadeaux et faire un retour sur la partie. Un genre de mise au point, une décompression collective.


Pour déterminer les trois équipes qui allaient poser le pied sur le podium, il restait deux affrontements. L'Australie croisait les armes contre les États-Unis pour la médaille d'or et le Canada se mesurait à la Colombie pour la médaille de bronze.  Les australiens ont impressionnés tout le monde pendant le tournoi et méritaient grandement leur place en finale. Le joueurs le plus utile de l'Australie était un ancien de la catégorie "maître" étant revenu avec les plus jeunes pour ces Jeux du Monde de Cali. Il a dominé la compétition pendant trois jours mais au final, les États-Unis avec leur formation "militaire" ont facilement remporté la médaille d'or par un pointage de 13 à 6.

Vous le savez sans doute mais je le mentionne tout de même, il est extrêmement difficile de gagner deux fois contre la même équipe dans une compétition. C'est comme un mauvais sort ou une loi non écrite. D'un côté nous avions les colombiens, gonflés d'énergie et supportés par des milliers de fans et de l'autre les canadiens, sur une pente ascendante et ayant retrouvé confiance. Les jeux spectaculaires se sont additionnés, les deux équipes voulaient cette victoire, une médaille c'est bon pour l'esprit. Le Canada est resté aiguisé et menait le match 7 à 5 à la demie. La pression, je l'a sentait de mon siège bleu inconfortable et j'avais les yeux secs comme le sable du Sahara puisque je n'osais pas trop faire de clignements, de peur de rater quelque chose. Je criais pour les canadiens entourés de colombiens ébahis mais tous ont été respectueux et moi aussi envers eux. Je ne faisais qu'encourager. La Colombie s'est battue jusqu'à la fin et est allée chercher deux bris pour ramener le match à égalité 12 à 12. Point univers, les plus excitants et ceux pour lesquels on pratique le ultimate compétitif. Ces points ont la particularité de créer des volés de papillons invisibles, tous emprisonnés dans le ventre des athlètes. Tout le monde veut exploser mais il faut garder son calme ou en tout cas, tenter de le faire. Le dernier point a été très long, beaucoup d'appels de fautes ou de violations. Finalement, le Canada marqua ce fameux point et remporta une médaille de bronze avec un soulagement certain.
 
 

 

Ces athlètes ont eu l'opportunité d'être des superstars pendant la durée de ces Jeux du Monde. Cortège policiers en tout temps, nourriture, hôtel de luxe, signature d'autographes et prise de photos avec le public, participer à une des compétitions d'ultimate les plus relevés au monde et remporter une médaille lourde de souvenirs et bien scintillante. Et moi, le spectateur, j'ai eu l'occasion et le bonheur de prendre une petite croquée de ce plaisir unique. L'équipe m'a laissé intégré leur cercle et j'ai pu connaître les personnes, les piliers de cette aventure.

Caroline s'est donnée férocement à l'entraînement pendant des mois et a elle fait les sacrifices nécessaires pour être au meilleur de sa forme physique. Je vais placer ici quelques mots pour elle. Ce fût une expérience inoubliable et de rencontrer ces excellents athlètes de différents pays et de les affronter était sublime. mais, comme tout joueur compétitif de haut niveau, elle aurait aimé pouvoir en donner plus. T'inquiète Caro, on est tous fière de toi et tu es une source d'inspiration pour plusieurs femmes et hommes de la communauté du ultimate.

Voici les 13 joueurs et l'entraîneurs de l'équipe canadienne des Jeux du Monde de Cali 2013 :

Anne Mercier (Capitals)
Andy Collins (Furious Georges)
Adrian Yearwood (Goat)
Cam Harris (Goat)
Candice Chan (Traffic)
Caroline Cadotte (Odyssée)
Catherine Hui (Traffic)
Danielle Fortin (Capitals)
Jeff Cruickshank (Entraîneur)
Jeff Lindquist (Goat)
Mark Lloyd (Goat)
Mira Donaldson (Traffic)
Morgan Hibbert (Furious Georges)
Nick Menzies (Furious Georges)

Permettez-moi d'insérer un léger récit de mon voyage touristique en Colombie. En fait, je vais simplement vous dire que la Colombie est un pays sympathique et accueillant où la nature vous impose une légèreté de l'âme. Des contrastes et des combinaisons de températures et de couleurs par lesquels votre être se sent vivant. Vous pouvez y déceler, si vous êtes attentif et si vous laissez de côté le stress frénétique associé à votre vie guidée par la performance, le pouls méditatif de la terre.

Que d'aventures grâce au ultimate...







lundi 7 octobre 2013

Odyssée se qualifie pour la phase finale du championnat américain.

C’est à nouveau sur les magnifiques terrains de la base militaire à Devens, Massachusetts qu’ont lieu les « Regionals », qualification du Nord-Est pour le championnat par club (nord)-américain. Cette saison est une saison exceptionnelle pour les équipes mixtes de notre région, en plus de notre victoire au US Open, d’autres équipes se sont également signalées dans des tournois de haut calibre : Slow White 1er à Cheasapeake et 3e au ProFlight Finale, Wildcard 2e à Emerald City Classic (ECC), The Ghost  3e au Philly Invite; Shuyamouf 2e à Cheasapeake. Bref, les bonnes performances des différentes équipes ont permis à la région d'obtenir 5 laissez-passer pour la phase finale, du jamais vu, toutes catégories confondues. À première vue, cela peut paraître une formalité pour l'équipe gagnante du US Open de se qualifier parmi les 5 premières de sa région, mais l’œil initié ne prend rien pour acquis. Lorsque le championnat canadien est l'objectif de la saison, la poursuite à l'automne avec la même équipe est un exercice mental et physique très ardu. Les adversaires américains eux, ont prévu et dosé leur entrainement afin d'avoir la meilleure performance lors de cet important tournoi.

Janick a été fort utile tout au long du week-end
Avec Fred et Nico qui sont toujours hors de combat pour blessure ainsi qu’avec Éric et Véro qui nous ont quitté pour des raisons personnelles, nous étions à effectif plutôt réduits, spécialement du côté féminin où, par chance, on a pu avoir du renfort sherbrookois en la personne de Janick Arsenault.


Nous sommes 2e favoris, ce qui nous donne des équipes un peu plus faibles dans notre pool : Destructor, Enough Monkey et Darkwing. Ces 3 premiers matchs ont bien été. La ligne offensive composée de JuTremblay, Caro, Claudie, Isa, Félix, Ray, PhilC, Chris, Yoland, Hugo et JP a fait ses points sans trop de difficultés, alors que la ligne défensive (Yan, Gus, Gab, PhilT, JL, Anne-Ma, JuBeaulac, Jaja, Kevin, PP) a accumulé les bris. Des victoires convaincantes de 15-4, 15-3 et 15-9, certes, mais également des matchs qui nous préparaient très mal à la suite.

Nous affrontions ensuite Lions, une équipe de Boston que nous avions battu 15-8 plus tôt en saison. Le match a très mal débuté pour la ligne offensive se faisant briser à quelques reprises, cafouillant à plusieurs occasions.  Pour sa part, notre ligne défensive peinait à créer les revirements. À un certain point dans le match, on tirait de l’arrière 14-9. Après un point en attaque (14-10), notre défensive a enfin réussi à créer un bris(14-11), puis un autre(14-12), puis un autre(14-13) juste à temps, avant le « hard cap ». Le temps n’était donc plus un enjeu, la première équipe rendue à 15 remportera la partie. Lors du point suivant, nous avons réussi à créer un revirement, mais avec des "switchs" parfaits sur notre jeu de départ,  les Lions ont réussit un revirement profondément dans notre territoire. Ils ont poussé un énorme soupir de soulagement lorsqu’ils ont enfin pu inscrire leur 15e dernier point.  Grosse déception pour nous, mais nous n’avons que nous à blâmer, de la façon qu’on s’est présenté, et avec le nombre d’erreurs qu’on a commises, on ne méritait pas un meilleur sort. Soulignons quand même le superbe attrappé de Kevin sur un plongeon à bout de bras. Il n'est pas revenu au jeu par la suite.


Classique décor du dimanche matin à Devens
Nous étions donc éliminés du tournoi pour la 1ère place, mais nous avions toujours la possibilité de terminer dans les positions de 2 à 5. Notre premier match le dimanche matin nous opposait à SHUYAMOUF (prononcé "Shut-ya-mouth"), cette nouvelle équipe new-yorkaise, mais avec plusieurs visages connus, la plupart provenant de Gun Totin Teddy Bear. La nuit de sommeil n’a pas semblé améliorer notre énergie.  Cette fois, c’est notre ligne défensive qui en a arraché le plus, étant incapable de capitaliser sur les nombreuses occasions où elle a réussi à aller chercher le disque. N'empêche, ce n’est pas pour rien qu’ils ont terminé 12e au classement de la saison régulière des UPA, ils ont quelques joueurs très athlétiques. Défaite de 15-11.

Hugo a ses gants, il est en confiance
On se retrouvait alors dans un tournoi "par la porte d'en arrière" pour la 5e place, les places 2, 3 et 4 n’étaient plus à notre portée. Il fallait absolument gagner les 3 matchs suivants pour assurer notre qualification.
Le premier des matchs nous opposait à nouveau à Enough Monkey. Un match sans grande intensité, victoire de 15-7. C'est après ce match que Caro y est allé d'un vibrant discours pour dissiper l'énergie négative et recentrer les joueurs.
Yoland était en mission contre les Lions
Nous étions bien heureux de voir que c’était Lions qui s’amenaient. Nous le savons, une des choses le plus difficile à faire au ultimate est de battre la même équipe 2 fois. En plus, avec la fin de match qu’on avait eu contre eux, on a bien l’impression qu’on a réussi à ébranler leur confiance. Les capitaines ont bien identifié qu’il y avait 2 joueurs qui devaient être freinés de l’autre côté : le premier, un petit meneur de jeu rapide qui se spécialise dans les passes coté bris, le second, un traceur grand format qui est capable à la fois  de courir long et de lancer long. C’est Gab qui a été désigné pour couvrir le petit meneur de jeu, alors que Yoland a été retiré de la ligne offensive, appelé à  couvrir le traceur. Gab et Yoland semblaient être en mission bien déterminés à sortir notre équipe de son marasme et l’emmener jusqu’au Texas. Ils se se sont imposés très tôt dans le match nous permettant d’aller chercher quelques bris. De son côté la ligne offensive était intouchable réussissant à marquer souvent en moins de 60 secondes, une belle démonstration. Tout le monde a mis l’épaule à la roue et garder l’énergie jusqu’à la fin, comme si on était piqué dans l’orgueil, en route vers une victoire 15-4. Le fait de jouer seulement 21 points dans un 7e match, allait surement nous aider à avoir plus d’énergie lors du 8e.

Ayant terminé rapidement, nous avons eu la chance de voir la fin du match entre Shuyamouf et Pleasure Town, nous affrontions le gagnant lors du match suivant. Nous étions convaincus que ce serait Shuyamouf, un autre match revanche pour nous, mais leur match était très serré et, avec plus d’énergie, Pleasure Town a réussi à remporter le point univers. Nous affrontions donc Pleasure Town, une équipe qu’on n’avait jamais affrontée en 3 ans, pour notre « Game-to-go ». Eux qui venaient de jouer un match très émotif, on savait qu’en commençant très fort, il y avait des chances qu’ils ne réussissent jamais à emmener la même énergie dans notre match. C’est exactement ce qui s’est passé, notre défensive et notre attaque ont tellement bien joué, ne leur laissant aucune chance. Victoire décisive de 15-6.

Nous voilà donc qualifiés pour la phase finale des championnats américains, le tournoi le plus fort au monde, pour une 2e année consécutive. Ça n’a certainement pas été toujours beau, mais  à la fin, alors que nous étions au pied du mur, notre jeu était étincelant et efficace. Nous savons que si c’est cette Odyssée qui se présente au Texas, tout peut arriver!

Le tournoi au Texas aura lieu du 17 au 20 octobre dans la ville de Frisco. Bonne nouvelle, Nova y sera également!